Oratoire de la sainte Face

Le fondement de sa spiritualité était la réparation.

Un rappel est important sur ce point, aujourd’hui trop ignoré ou dédaigné.

En justice, la réparation est une compensation apportée à la suite d’un dommage causé ou d’une offense faite. Par le péché, l’humanité offense Dieu, et le seul juste qui puisse apporter satisfaction est Jésus, victime expiatoire qui s’offre au Père pour nous. Mais au long de l’histoire de l’Église, des âmes ont désiré s’associer à l’unique Sauveur dans la réparation des blasphèmes du monde et divers autres péchés. La dévotion à la Sainte Face est, précisément, une entrée dans ce mystère.

M. Dupont partait le soir prier dans les rues de Tours, à différents lieux où s’étaient élevées auparavant des chapelles détruites par la Révolution ; il en comptait 14, « son chemin de croix », la première étant l’ancienne basilique Saint Martin. Son motif était de relever matériellement ces édifices, certes, mais en vue de ranimer la foi en faisant d’eux des centres de prière. Encore pour la réparation, il établit l’Adoration nocturne des hommes, le 2 février 1849, avec approbation de Mgr Morlot, archevêque de Tours. Cette œuvre, fondée à Paris en 1848, se répandra dans plusieurs villes françaises, grâce au dynamisme de M. Dupont. Il écrit : « Puisque le jour est pris par les affaires, donnons au Bon Dieu la nuit et devenons les amis, les auxiliaires de Jésus » – « Si j’étais libre de me mettre en course, j’irais de porte en porte appeler les hommes de bonne volonté. ». Il sut enrôler ses confrères des Conférences ; des officiers, des hommes de l’élite sociale, côtoyaient employés de chemin de fer, ouvriers et manœuvres. Il avait un amour profond pour l’Eucharistie ; fait remarquable pour l’époque, il communiait presque tous les jours et s’approchait du sacrement de pénitence chaque semaine.

Père Christian-Marie DONET, op.

À l’Oratoire de la Sainte Face, les pierres tombales de M. Dupont et de soeur Marie de Saint Pierre ne sont éloignées que de quelques mètres.

À l’Oratoire de la Sainte Face, les pierres tombales de M. Dupont et de sœur Marie de Saint Pierre ne sont éloignées que de quelques mètres.

L’Archiconfrérie de la Sainte Face – STATUTS

Les associés s’engagent à développer l’esprit de réparation, pour leurs péchés et pour tous ceux du monde, dans leur vie personnelle et autour d’eux. À cette fin, ils s’efforcent de l’unir davantage au sacrifice rédempteur du Christ, par une grande dévotion envers la sainte Eucharistie. Ils répondent avec empressement aux appels de l’Église en offrant leur devoir d’état, leurs peines de chaque jour et leurs pénitences volontaires, dans un esprit de réparation.

Ils participent aux activités apostoliques et charitables de notre temps, selon leurs possibilités. L’invocation : « Seigneur, montrez votre Face et nous serons sauvés ! » leur est recommandée pour attirer la miséricorde du Christ sur le monde qu’il a racheté.

Les associés peuvent gagner une indulgence plénière le jour de leur inscription et aux fêtes de la Sainte Face (Mardi Gras), Notre Dame des Douleurs (15 septembre), saint Pierre (29 juin) et le dimanche des Rameaux. Ils renouvelleront les engagements pris au jour de leur inscription et devrons se confesser, communier et prier aux intentions du Souverain Pontife. Statuts de l’Archiconfrérie érigée par S.S. Léon XIII le 1er octobre 1885, approuvés par S.E. Mgr Louis Ferrand, archevêque de Tours, le 11 octobre 1968 Inscription personnelle, gratuite et définitive, sur simple demande au bureau de l’Oratoire.