Oratoire de la sainte Face

« Les pauvres, c’est Jésus que l’on honore en leur personne »

Jouissant des revenus des propriétés maternelles, il mit cette aisance au profit de causes charitables nombreuses.

Agrégé aux Conférences Saint Vincent de Paul, il fournissait discrètement, mais largement, la caisse prévue pour le secours des pauvres. Il réglait les notes du boulanger ou du boucher des familles en difficulté dont il avait connaissance, envoyait des paniers de légumes à l’orphelinat…

« Les pauvres ! Disait-il. Soyons toujours exacts à les servir, ne différons jamais, car ce sont les rois… Il faut leur faire l’aumône avec respect. C’est Jésus que l’on honore en leur personne »

On rapporte que ses poches contenaient toujours friandises et menue monnaie qu’il distribuait largement. En lien avec les Conférences, il visitait les prisonniers, participait aux classes d’alphabétisation des ouvriers. À la mort d’Henriette, la dot qu’il lui destinait permit l’achat d’une maison pour les Petites Sœurs des Pauvres, et il ne manqua pas au long des années de visiter les vieillards, leur apportant des gâteries et passant du temps à les divertir. Il écrit : « Le luxe engendre la misère, il doit des vêtements à sa fille » imitant saint Martin, patron de son île natale, il fonda, avec des dames zélatrices, l’Œuvre du Vestiaire Saint Martin qui durera jusqu’au milieu du XXe siècle et trouve des émules aujourd’hui encore à la Table de Jeanne Marie. C’est encore pour honorer le saint tourangeau qu’aidé de quelques compagnons, il conduisit des investigations pour retrouver l’emplacement de son tombeau que tous pensaient perdu. En 1860, sa persévérance fut récompensée et nous en voyons le résultat aujourd’hui avec la basilique. Ces quelques exemples font voir que Léon Dupont, ne se contentait pas de procurer des aumônes pécuniaires, mais encore se donnait tout entier.

L’ancienne chambre de M. Dupont

L’ancienne chambre de M. Dupont peut être visitée sur demande.

Non content de soulager la misère corporelle, il pensait aussi à secourir celle des âmes. Sous son influence, on vit des hommes revenir à la foi, qui s’en étaient éloignés depuis leur enfance. Il se souciait de l’âme de ses amis et relations autant que de la sienne, assoiffé de la gloire de DIEU et de leur salut, à l’exemple des saints. Souci d’autant plus compréhensible qu’il regardait la vie comme une « chose sérieuse, étant destinée à nous faire conquérir le ciel. Elle n’est donc pas un amusement, un temps libre […] elle ne se comprend pas, par elle-même, mais par le but où elle va ; le ciel, voilà où nous devons tendre. » Il passait de longs moments à lire et méditer la Sainte Écriture, qu’on retrouve abondamment citée au long de sa correspondance.

Aujourd’hui À TOURS

l’Oratoire est ouvert tous les jours de 7h45 à 19h30 ; l’accueil de l’Oratoire est ouvert du lundi au samedi de 9h à 12h. Il est possible de visiter la chambre de M. Dupont sur rendez-vous en dehors de ses horaires.
Il existe également :
Un groupe d’adoration (ouvert à tous). Il se réunit le dernier jeudi du mois de 20h à 21h.
La Prière « Au Tours » des Hommes (ATH) le 2e jeudi du mois, de 20h30 à 22h, pour les hommes, dans l’esprit de l’adoration nocturne des hommes. CONTACT : Autoursdeshommes@laposte.net

Les malheureux désarmés ont recours à la charité qui est assumée par des associations dont les ressources viennent de dons, de legs et qui emploient un personnel religieux. Ainsi quatre salles d’asile accueillent les orphelins… ; la société maternelle est destinée aux femmes en couches ; la maison du refuge à la Riche reçoit les filles « de mauvaise vie », enfants délinquants et orphelins… En 1836, on décida la création d’un dépôt de mendicité près de l’hospice, car Tours, « ville renommée par les agréments de son habitation… est accablée d’une foule de mendiants » dont la vue risquait de troubler la quiétude des habitants. (Jeanine Labussière, dans Histoire de Tours, Privat 1985, pages 268-269). C’est dans ce contexte, après dix ans de réflexion, que Monsieur Dupont fonda, en 1848, le « vestiaire de Saint-Martin ». Cette société, destinée à l’offrande de vêtements aux malheureux, fut en même temps le véritable comité de mise en œuvre du projet de la reconstruction de la basilique (Robert Ranjard, Sur les pas de Saint Martin, Lemiale 1934, page 140).