Oratoire de la sainte Face

Sœur Marie de Saint Pierre et de la Sainte Famille, carmélite

Sœur Marie de Saint Pierre
 

Comme M. Dupont, sœur Marie de Saint Pierre voulait aussi réparer les injures faites à Dieu par les hommes et tout spécialement les blasphémateurs. M. Dupont disait : « Si le chrétien aime filialement son Dieu, il sera désolé des outrages qui lui sont faits, des blasphèmes qui montent vers lui, des injures adressées à ses amis, à ses saints. »

C’est parce qu’il avait un cœur d’ils que le saint homme de Tours a senti si fortement cette exigence de la réparation. Mais comment ?

D’abord par plus d’amour. Pour Sr Marie de Saint Pierre, cette réparation devait avoir son expression dans la dévotion à la Sainte Face. Ainsi, quand les sœurs du Carmel offrirent à M. Dupont l’image du voile de Véronique, il décida de l’exposer dans son salon et de l’honorer avec une lampe à huile posée sur une petite table. La providence récompensa ce serviteur dévoué en favorisant de grâces particulières les nombreuses personnes venues se confier à sa prière devant l’image. Pendant 25 ans, du Mercredi Saint 1851 jusqu’à sa mort, le 18 mars 1876, il répondit à une correspondance journalière, envoyant des flacons d’huile de la lampe dans le monde entier. Après sa mort, son salon devenu oratoire, fut le centre de l’Archiconfrérie de la Sainte Face qui a pour but de développer parmi les Chrétiens un esprit plus éclairé et plus actif de réparation (cf. ci-contre). Esprit qui reste d’une grande actualité.

Chaque jour, arrivent des demandes de fidèles du monde entier qui souhaitent être inscrits sur les registres de l’Archiconfrérie, pour répandre la dévotion à la Sainte Face et réparer les blasphèmes d’aujourd’hui. Ainsi, en l’an 2000, 53 inscriptions, en 2020, 582 dont plusieurs émanant de familles ou de groupe de prière. L’esprit qui animait le saint homme de Tours et Sr Marie de Saint Pierre reste donc bien vif, invitant, en ces temps difficiles, encore et toujours, à l’espérance.